BAAAAAAAACK in Vancouver, charmants amis. Je reviens d'une ballade pour le moins épique en territoire américain, et je dois dire que pour une fois, je n'ai pas été effrayée par des gens forts peu avenants et beaucoup trop accros aux meths sur le parking d'un quelconque Walmart. Non, camarades, car cette fois-ci j'ai eu l'occasion de visiter Seattle. Et si je devais résumer ma pensée, je dirais : Seattle, c'est BATH.
Bon, tout d'abord, en passant la frontière à bord du mini-bus de l'organisme de voyages pour non-anglophones auprès duquel Manninagh avait acheté le billet, j'ai été accueillie par un putain de bon présage : on s'est fait doubler par une voiture immatriculée "SHEEN"... Winning!
Bon, après avoir déposé la moitié du mini-bus dans un centre commercial aux abords de la ville nous nous dirigeâmes vers Downtown Seattle et fûmes déposés à Pike Place's Market (qui s'avère être un des endroits les plus bizarrement foutus au monde...) où j'ai pu laisser libre cours à mon asociabilité latente et partir fouler du pied le pavé seattlïte. Premier obstacle : changer mon argent. Et bizarrement, alors que Pike Place est rempli de touristes (venus pour la plupart faire deux heures de queue pour acheter une boisson au premier Starbuck... Youhou!), il faut remonter jusqu'au centre commercial pour trouver de quoi faire le change. Une fois les dollars américains en poche, j'ai continué mon chemin (toujours à pieds, on est une gueuse ou on ne l'est pas... Et votre bien-aimée reporter outre-atlantique n'était pas d'humeur à claquer $4 dans un ticket de métro) jusqu'au Space Needle, sorte de Tour d'Observation de Seattle et à l'Experience Music Project. J'ai croisé pas mal de sympathiques musicos et passé pas mal de petits cafés/pubs et fort m'est de constater que je trouve l'ambiance de Seattle plus chaleureuse que celle de Vancouver, un peu trop proprette à mon goût [exception faite du Downtown Eastside de ladite cité canadienne, naturellement].








[Comme d'hab à chaque fois que j'écris un article en plusieurs fois, Google Chrome fait un plan diabolique avec Blogger pour me censurer sournoisement, je trouve ça mal. Et c'est la troisième fois que je ré-écris la suite...]
Bref, une fois arrivée en haut du Space Needle, j'ai pu constater que Seattle est également fort charmante vue des hauteurs, mit vue sur, d'un côté, la mer, et de l'autre, le mont Rainier. Je vous laisse une fois de plus contempler de bucoliques images.
Une fois mes mirettes rassasiées, j'entrepris de me frayer un chemin parmi moult touristes japonnais ravis et de redescendre, direction l'EMP, où je pensais passer tout au plus 30 minutes. Niet, niet. Et pour cause : premièrement, l'endroit avait une expo sur le film d'horreur [Pour vous donner une idée, le lien est là :
plop ] et en particulier le rôle de la musique et des sons dans celui-là... Donc forcément, il y avait tout un documentaire sur Suspiria... Ou comment me faire goustater grandement...
Le lieu vu du ciel.
(Dédicasse à Adrien pour le remercier d'être un fidèle lecteur, il comprendra...)
"WENDY, I'M HOME!"
Le manuscrit original de Night of the Living Dead... dans le doute, pourquoi ne pas faire un peu sa fan girl?... (peut-être parce que ledit manuscrit n'était même pas ouvert -j'ai du mal à saisir le concept - et parce que de toute façon les photos ne rendent rien...)
Ah oui et comme d'habitude, la censure est là... Au cas où vous soyez tentés d'emmener des enfants contempler des haches et des maquettes tailles réelles de créatures moultement avenantes...
Bref, j'ai continué dans les couloirs de ce musée et mes pas m'ont portée jusqu'à l'expo suivante, à savoir une expo sur Nirvana, et des relans pré-pubères m'ont amenée à la parcourir sans grande conviction... Jusqu'à ce que je me retrouve dans une visite guidée et, de fil en aiguille, (c'est parti d'un hochement de tête de ma part lorsque le gus a prononcé le nom de Leadbelly) j'en suis venue à discuter musique avec le guide, qui est probablement un des mecs les plus calés que j'ai eu l'occasion de rencontrer dans ma courte existence et qui m'a fait un tout un historique de l'évolution de la guitare dans la musique folk et country tout en me félicitant de mes connaissances (et ça, qu'on se le dise, c'est bon pour l'ego). Nous discutâmes longtemps et au moment de repartir, je lui laissai un pourboire, persuadée d'avoir enfin compris la coutume nord-américaine qui veut qu'on tip quiconque croise son chemin (pardon, monsieur le nettoyeur de tapis, je ne le savais pas...). L'homme fut plus que surpris et pour cause : apparemment, ici, il est de coutume de donner des sous supplémentaires à son coiffeur, même si la coupe est ratée, mais si un gus prend sur son temps de pause pour te parler d'un truc qui vous intéresse tous les deux, tu te dois de lui dire merci et puis c'est tout... Je vais arrêter d'essayer de comprendre, je crois.

... et je suis arrivée à 1pm. Gron.
La serpillère qui a marqué ma pré-adolescence.
Première guitare électrique de l'histoire de la musique. J'aime les photos utiles...
Sur ce, je repris mon chemin en sens inverse, en pressant le pas pour avoir le temps de retourner à la petite boutique de tabac repérée à l'aller. J'y fus accueillie par un sympathique petit indien bidonnant avec un accent beaucoup trop épique (et le problème des accents beaucoup trop épiques, c'est qu'au fil de la discussion, vous vous surprenez avec consternation à rouler de même vos R...). Et je dois dire avec beaucoup d'émotion que c'était la première fois que je rencontrais un vrai artisan du tabac. L'homme savait tout des différentes nuances de goût et lorsque je lui dis que je ne savais pas trop quoi acheter parce qu'il n'avait probablement les cigarettes que j'avais l'habitude de fumer en France, l'homme sut voir la gueuse en moi et me dit : "Are you looking forrrrr Gauloises? Unforrrrtunately, we don't have them in the USA, norrrr the Gitanes, but you should try these ones" avant de me faire voir sa réserve à cigares.




C'est donc sous l'oeil bienveillant d'un Totem Mario que je pus renouer avec joie avec le tabagisme.
[Je suis navrée, cet article fut fort long et je comprend fortement que peu d'entre vous aient le courage de le lire en entier, mais je pouvais décemment pas RÉSUMER Seattle...]