lundi 22 juillet 2013

Trois jours sur la route : Skylar, Tom Paxton et les beaux jours.



Départ le 13 mars au matin. US50 ouest, direction Winchester, dans l'Ouest de la Virginie. Winchester, lieu où nous devons retrouver Skylar, un baroudeur qui fera un bout de route avec nous. Nous avons appris la veille qu'il loge chez les gens qui ont accepté notre requête de squatter chez eux via CouchSurfing. Coincidence marrante, et puis comme ça on aura pas à chercher à travers la ville.
Voyage tranquille à travers les collines enneigées de la Virginie Occidentale. On se retrouve sur le bord d'une voie ferrée abandonnée, puis on traverse le Maryland sur 10 miles, avant de se retrouver de nouveau en Virginie Occidentale. Et puis, à la tombée de la nuit, nous voici en Virginie, puis à Winchester.


"When we drove through the hills of West Virginia"

Romney est une ville pas loin de la frontière avec la Virginie... La blague se devait d'être faite. 


On passe donc la soirée autour d'un pizza à discuter avec Wendy, notre hôte et Skylar, qui est pas mal réservé. Départ dans la matinée pour Vienna, dans la banlieue de DC... Winchester est en travaux donc on ne s'attarde pas trop.
On arrive en début d'après-midi à Vienna et on décide de faire un tour dans la capitale pour passer le temps. Conduire dans Washington pourrait plus ou moins être comparé à conduire dans Paris si le périphérique fermait à certaines heures. Rapidement, on fait le tour des monuments et puis on passe même devant l'ambassade de France, bien gardée derrière ses hautes grilles.

Bon, alors la maison blanche est quelque part derrière les types en costard

Et voilà!


 De retour à Vienna, on a encore quelques heures à tuer avant que le concert de Tom Paxton ne commence. On traîne autour de la salle de concert, on passe pas mal de temps sur l'iPhone de Kyle à essayer de trouver un hôte pour la nuit même. Puis je décide d'aller m'entraîner à la conduite sur le parking et Kyle m'accompagne. Alors que je tente de gérer une manoeuvre, on reçoit un texto de Skylar : "vous allez me haïr, mais je viens de taper la discut' à Tom Paxton". Bon, au moins, j'ai la confirmation que c'est un mec sympa - mais bon je m'en doutais. Puis l'heure du concert arrive enfin et on se retrouve au milieu d'une foule de sexagénaires sur-excités. La dame assise à côté de moi est sous oxygène mais elle chante tout de même. Puis, finalement, l'artiste arrive et nous offre une heure et demie de chansons et de petites anecdotes très sympas.

Tom Paxton - version 1966


Tom Paxton aujourd'hui

Bref, l'ambiance est très sympa, le building est une ancienne grange et sur certaines chansons, on dirait presque qu'il est au bord des larmes. Soyons honnètes, c'est assez émouvant. Puis après le concert, on a eu l'occasion à notre tour de taper la discut' à Tom Paxton et même de prendre une photo, après que Skylar ait gentimment proposé.


(et je continuerai plus tard parce que là je vais à a plage)

lundi 29 avril 2013

West Virginia : deux semaines à la ferme.


Oouh ooouh, bonne nouvelle : j'ai un nouvel ordinateur! Ce qui veut dire : je peux taper pendant qu'on roule et donc rattraper mon retard en terme d'articles (et ce ne sera pas une mince affaire). 

Donc, ce 1er mars au matin, on se réveille un peu brumeux et on file vers l'Est direction un nouvel état : la Virginie Occidentale, West Virginia en anglais. Mal aux cheveux oblige, on traînasse un peu en route... on va même chez Taco Bell manger des burritos pour le petit déj', c'est dire l'état de déchéance. Et puis, nous voilà sur les routes de campagne du Sud de l'Ohio.

Petite pause champêtre

Si vous pensez comme un socialiste vous en êtes un. Et vous mangez des enfants aussi.


On s'arrête dans un petit patelin du nom de Laurelville, dans son charmant Village Cafe. Papier peint ambiance chez Mamie, un écriteau qui dit simplement "FISH" sur la porte, des petits rideaux en vieille dentelle, des locaux qui viennent ici discuter avec la serveuse en mangeant de la tarte faite maison, un espace dédié aux lettres et photos des soldats de la ville entrain de servir en Irak et en Afghanistan sur le mur et des prix défiant toute concurrence (64ct pour un café avec recharge gratuite)... Bref le genre d'endroit pour lequel on prend toujours les routes de campagne et pas les autoroutes, qui sont uniquement fournies en chaînes de fast-food. Le ventre plein on reprend la route et on franchit enfin la frontière de la Virginie Occidentale. 

Une petite heure de route plus tard, nous voici enfin chez Gwen et Bruce, qui ont une petite ferme de bétail aux pieds des Appalaches et pour qui nous allons travailler pour les deux prochaines semaines. On est tout de suite très bien accueillis autour d'un bon petit diner et on fixe le programme du lendemain : réveil à 6h30, puis capture de 10 moutons en vue d'une foire aux bestiaux. 

Le lendemain matin, vers 9 heures et après un corps à corps forcené avec lesdites créatures laineuses, tout les quadrupèdes sont empaquettés à l'arrière du pick-up de Gwen et on peut décoller. Une heure de route sineuse au milieux des mobiles-homes et des masures où l'on discute de la renommée de la Virgnie Occidentale (un des états les plus pauvres, avec un taux d'obésité et d'addictions très élevés) et puis des différents languages qu'on parle. La foire aux bestiaux (ma traduction pour livestock auction ; il s'agit d'une vente aux enchères) est une attraction ici : les gradins sont pleins. Certains sont là uniquement pour regarder, d'autres viennent acheter leur viande (l'abattoir n'est pas très loin). Sur l'estrade, l'auctionner s'agite et personne ne comprend vraiment ce qu'il dit mis à part "sheep" et le prix. (Il s'agit d'une tradition un peu bizarre, je vous invite à jeter un coup d'œil à la vidéo du meilleur auctionner des Etats-Unis pour vous donner une idée) 




Finalement, les brebis partent pour un bon prix mais Gwen a un petit pincement au cœur   qu'elles soient toutes achetées uniquement pour leur viande. Elle achète également un petit veau qui est parfaitement domestiqué. Sur le chemin du retour, on discute du nom qu'on pourrait lui donner. Je propose Clyde, vu qu'ils ont déjá une vache qui s'appelle Bonnie. Gwen est d'accord ; ce sera donc Clyde. 

Clyde et Kyle : oui, je me suis parfois trompée dans leurs noms


Pelletage de crotte



Les jours suivants se déroulent sans encombres ; on passe la plupart de notre temps à pelleter de la crotte, puis à rentrer à la maison jouer aux cartes. Bruce, qui se remet lentement d'un sévère accident de voiture, est aux fourneaux et c'est un très bon cuisinier. Et puis on descend régulièrement les 5 miles (8 kilomètres) qui nous séparent de la ville la plus proche, Harrisville. Seulement 1300 personnes vivent là, mais c'est assez joli dans le genre petite ville américaine ancienne. On traîne nos basques au marché aux puces où l'on est accueilli par des tenants super avenants qui sont très enthousiastes d'avoir leur première visiteuse française et je suis invitée à signier leur énorme livre d'or. Puis, direction le plus vieux Five and Dime des Etats-Unis. Les Five and Dime, c'est les vieux bric-à-brac/magasins de bonbons/jouets des petites villes américaines. La femme derrière le comptoir est très sympathique, elle nous invite à prendre des photos (le gadget de Kyle est resté à la ferme - donc pas de photos) et nous fait une démonstration de la plupart des jouets.


Quand on est pas à Harrisville, on descend la route de l'autre côté, dans un tout petit village appelé Pullman, où l'on déniche le White Tail Café, un petit café de chasseurs. Ici, tout est camouflage : les banquettes, les tenues des serveuses, les rideaux et même les chaises hautes pour bébés. Sur les murs, différents placards anti-Obama ; on sait bien qu'il serait malvenu d'évoquer nos tendances politiques... Heureusement, nos tenues et informes et boueuses nous rendent sympathiques et c'est avec moult politesse qu'on nous sert nos pancakes. Gwen et Bruce nous diront par la suite qu'ils n'y vont jamais parce qu'ils sont très mal reçus depuis qu'ils y sont allés avec leur fille qui est musicienne dans un groupe de jazz manouche, donc pas franchement le même genre.

Et puis vient ce jour pourri où Kyle et moi rentrons de l'étable après avoir balladé du crotin toute la journée, et où je trouve Rufus, le plus jeune des chiens, avec une des poule dans la gueule, le cou brisé. C'est l'heure où Gwen rentre du boulot et je peux vous dire que le Rufus passe un mauvais quart d'heure. La meilleure pondeuse de toutes les poules... Gwen est furieuse. Mais comme elle nous dit "Si on ne veut pas voir ses animaux mourir, la seule solution c'est de ne pas en avoir". Malheureusement ça ne s'arrête pas là : en rentrant les animaux pour la nuit, elle trouve un de ses deux chiens de troupeau, Hugo, un splendide Berger des Pyrénnées, allongé dans un des champs et vraissemblablement mort durant la journée... C'est un coup assez dur pour la ferme qui perd un de ses meilleurs gardiens et pour Gwen qui perd son chien préféré. Cette nuit là, Kyle et moi enterrons Hugo au bout du champs.

Le samedi suivant est un jour un peu spécial : nous sommes conviés à l'abattage des dindes qui, il faut le dire, nous rendaient la tâche du nettoyage de l'étable un peu compliquée avec leur manie de monter sur le tracteur et de déféquer sur le siège. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais la dinde est un plat qui se mange chaud. On suit donc Bruce jusqu'à la grange où lesdits volatiles nous attendent. Il s'agit d'attraper le gros dindon en premier... Il se débat pas mal mais finalement Bruce l'attrape par les pattes, et, une fois la tête en bas, il ne peut plus se débattre. Il est ensuite introduit la tête la première dans un grand sac de croquettes (vide, sinon ça devient bizarre) où un trou a été préalablement percé pour que seule sa tête dépasse. Puis, Bruce lui tranche délicatement les artères jugulaires, en évitant la trachée. Le dindon perd petit à petit connaissance au fur et à mesure que son corps se vide de tout sang. Une fois l'animal mort, on l'emmène à côté de la grosse bassine où Gwen fait chauffer de l'eau pour le déplumage. Même scène pour les dindes, qui deviennent de plus en plus nerveuses au fur et à mesure que le poulailler se vide. Un petit incident se produit avec la dernière dinde ; alors que Bruce l'emmène à la bassine où Kyle et moi sommes déjà entrain de déplumer le dindon, elle s'échappe de son étreinte et se met à courir partout, la gorge ensanglantée. Bruce n'a manifestement pas bien fini le travail et il faut la rattraper pour lui trancher la deuxième artère. Une fois toutes les bestioles déplumées, il est temps de les vider et de les découper. Bruce est un bon professeur et nous montre comment retirer l'estomac, l'intestin et les parties génitales sans les percer (par contre j'ai tout oublié depuis), puis on est invités à trancher le cou d'une des dindes. Bim! Le couteau tombe d'un coup sec et l'affaire est réglée. Enfin, on fait un peu les cons avec la tête et les pattes du dindon sous l'oeil bienveillant de Bruce : ses enfants ont grandi à la ferme et ils ont passé leur enfance à jouer avec des morceaux d'animaux, dit-il.

Le soir, on mange le dindon. 17 livres de viande succulente. Oui, on l'a connu vivant, on a assisté à sa mort mais, honnêtement, ça ne me dérange pas : j'ai mangé de la viande toute ma vie et il aurait été franchement hypocrite de refuser de prendre part à l'abattage des dindes. Quand on est mangeur de viande, on se doit d'accepter l'idée qu'un animal a du être tué. En plus, chez Gwen et Bruce, les animaux sont traités avec respect et attention -- ce qui est rarement le cas pour la viande qu'on trouve en supermarchés. Comme dit un de leurs amis fermier : "Mes animaux ont toute une vie de bonheur et un sale jour".

Après toutes ces aventures, il est temps de dire au revoir à la ferme et tous ses habitants, à deux ou à quatre pattes. Nous partons le 13 au matin, direction la Virginie où nous avons des tickets pour un concert de Tom Paxton.

Bisous de Rufus et de Saddie

Dernier gratouillage de menton

"Comment ça, vous partez?"

mardi 19 mars 2013

Les préparatifs à Cleveland.

Nous passons donc la semaine du 22 au 28 à Cleveland, dans l'Ohio, lieu de niassance de mon cher et tendre. L'occasion de préparer le voyage, mais surtout de ne rien faire, de manger de la glace au beurre de cacahouète en regardant Away We Go, et, pour moi, de rencontrer les amis de Kyle.




Cleveland n'a rien à voir avec les grandes villes américaines les plus connues. C'est une ville industrielle qui a perdu la moitié de ses industries au court de la deuxième moitié du 20ème. Pour vous donner une idée : 


(La suite de cette magnifique vidéo existe, vous pouvez la trouver sur Youtube, libre à vous de la chercher)


Beautiful Lake Erie...

Scoobydoo ghost town

Mais en fait, j'aime bien. Je préfère le côté crasseux et industriel de Cleveland, ses fenêtres cassés et ses escaliers de secours aux façades léchouillées de Vancouver. Et puis, quand un lac se transforme en glaçon géant, c'est joli (même si le même lac a pris feu dans les années 70 tellement il est pollué).

Glaçage sur le cup-cake ET sur le lac

Ne pas glisser, ne pas glisser, ne pas glisser...

Cleveland est également la ville où le terme "Rock&Roll" a été introduit, et donc, c'est la ville du Rock&Roll Hall of Fame. Quand je pense que j'ai du passer des heures et des heures sur le net à collecter des informations pour enrichir ma culture musicale et quand Kyle, lui, allait tout simplement là-bas pour ses anniversaires et découvrait à chaque fois de nouveaux noms de la musique... Ça, messieurs-dames, c'est injuste. Tout bonnement.






On a aussi également roulé pas mal un peu partout dans les environs, et ça a donné lieu à quelques vidéos :

Cleveland décrit par un natif.


Kyle et ses progrès en français

Puis, le 28 dans l'après-midi, il est temps de partir. Trois heures en retard, vu que la mère de Kyle refuse qu'on parte avec du linge sale. Direction : Columbus, dans le Sud de l'Ohio, pour y retrouver l'ancienne prof de théâtre de Kyle, Meg, qu'il considère également comme sa "second mom". On vide plusieurs bouteilles en se racontant nos vies et en dansant sur du Johnny Cash. Apparemment, je suis adoptée.

Fin prêt à partir



lundi 18 mars 2013

Une arrivée à New-York plutôt mouvementée.

J'ai donc atterri le 20 février dernier à New-York, après 2 jours passés en Islande - malheureusement je ne détaillerai pas ; je suis déjà très en retard sur mes récits et, de plus, je n'ai pu prendre des photos qu'avec un vieux portable pourri -. En deux temps trois mouvements, me voilà hors de l'avion. Je passe la sécurité assez facilement, et le douanier me souhaite bien du bonheur avec mes voyages. Vous en faîtes pas pour ça, M'sieur.

Une fois ma valise récupérée, je me hâte vers la sortie ; il est grand temps de retrouver mon américain! Mais dans le hall, personne. Heureusement, étant désormais plus ou moins organisée, j'ai pris soin de noter son numéro avant de quitter l'Islande. Direction cabine à sous... Kyle est toujours au fin fond du New Jersey, il a été pris dans une tempête de neige et a du passer chez le garagiste. J'ai froid. Je tourne en rond. Je parle à une Australienne fan de Lady Gaga, venue spécialement pour un concert depuis annulé. Je tourne en rond. J'ai froid. Une heure de passée. Les agents de sécurités et les chauffeurs de taxis me demandent si j'ai besoin d'aide. Deux heures de passées. "Non, non, on vient me chercher. Il devrait être là dans un quart d'heure". Au bout de trois heures, le voilà enfin! Je suis presque congelée, il est 3h30 du mat' pour mon cerveau encore à l'heure parisienne, mais il est là. Alors, ça va. On se goure de route cinq fois sur le chemin de l'hôtel, mais peu importe.

Le lendemain, rapide visite de la ville. Un des employés de l'hôtel miteux du Queens dans lequel on se trouve nous dépose gracieusement à la station de métro, et nous voici en route vers Manhattan. Notre temps là-bas est court ; à peine quelques heures, donc on aura pas le temps de voir grand chose de particulier, juste de marcher dans les rues, de geler parce qu'il fait -7 et que le vent souffle, et de se faire paumer par cette connerie d'iPute qui nous envoie au siège de Google quand on cherche l'Hôtel Chelsea. 

Direction : Manhattan!

Foutu vent.

Happy-cheesy us.

A quatre heures, nous voilà dans le métro, on est presque arrivés à la station où est garée la voiture, on va pouvoir repartir sur la route! C'est sans compter sur les portes qui se referment juste derrière au moment où je vais pour le suivre et à mon tour descendre du métro. "Retrouve moi à la prochaine station". Erreur de novice : je suis dans un train express qui m'emmène 30 pâtés de maisons plus loin, et Kyle, lui prendra un train local qui le conduira 3 pâtés de maisons plus loin. Heureusement j'ai gardé son portable sur moi et je n'ai qu'à attendre qu'il comprenne et qu'il m'appelle. La plateforme est balaye par un vent glace, mais fort heureusement nous nous retrouvons une heure plus tard. 

C'EST PARTIIIIIIII... ou presque, puisque nous quittons le Queens à 17 heures et que c'est donc l'heure des sorties de bureau. Quitter New York nous prendra presque trois heures au total. Mais ça nous permet de prendre de jolies photos, donc bon...

Manhattan depuis Williamsburg Bridge

Le bandana est de retour, non non non...

La journée ne s'arrêtera pas là, puisqu'on sera incapable de trouver la maison de notre hôte en Pennsylvanie et qu'on devra continuer direction Cleveland... ce qui fera au total 17 heures de route. 24 heures de sommeil suivront.

dimanche 3 mars 2013

Auf wiedersehen, Deutschland!


Et voilà, j'ai traversé l'Atlantique, et me voici en Amérique, céans volontaire dans une ferme de la région d'Harrisville, en Virginie Occidentale avec mon cher et tendre. Mais avant de vous narrer nos aventures américaines, j'aimerais revenir sur ces 4 mois fridolins.

J'ai donc été de nouveau au pair, cette fois-ci à Magstadt dans la région de Baden-Württemberg. Quatre mois dans une famille super, où je me suis occupée de Line, 4 ans et d'Arthur, 2 ans. Je ne posterai pas de photos avec les enfants tout d'abord puisque leurs parents ne souhaitent pas que des photos d'eux se retrouvent sur l'Internet mondial, ce qui est en soi compréhensible, et ensuite parce que j'ai perdu la plupart de ces photos - mais je reviendrai là-dessus.

J'ai partagé mon temps entre deux occupations : d'une part être sur l'ordinateur pour parler à Kyle et préparer la suite de nos aventures (puisque désormais l'aventure est partagée), de l'autre faire partie intégrante de la famille, en prenant part åa leurs sorties et leurs activités... Du coup je ne me suis pas fait d'amis locaux mais j'ai désormais une deuxième famille en Allemagne... et un voyage parfaitement organisé!

J'ai perdu en chemin mon fidèle Georges, PC compagnon de nombreuses nuits blanches à ne rien faire, lors d'un cambriolage. Jamais cambriolée à Paris, il fallait que je le sois à Magstadt, bourgade paisible de 8000 habitants... et qu'en plus ils prennent cette espèce de frigidaire me servant d'ordinateur, donc on peut tout au mieux tirer 20 euros. Il n'empêche qu'avec tout ça j'ai perdu toutes mes photos de mes voyages précédents. Du coup, j'ai renoncé à finir un jour mes récits de voyage de mars 2012... Mais normalement de nouveaux devraient arriver, si je ne procrastine pas atrocement comme je l'ai fait jusqu'alors.

Bref, ces 4 mois à Magstadt ont été une super expérience en tant qu'au pair, et un bon moyen d'utiliser mon temps en attendant le grand départ, et si c'était à refaire, je le referais sans hésiter.