vendredi 30 mars 2012

Kilomètre 227 : Seattle, WA.

Après quelques heures de route, nous apercevons les tours de Seattle... et sommes accueillis dans la ville d'Hendrix et de Cobain par une sublime affiche de l'Eglise de Scientologie... Pas de doute possible, nous sommes bien aux Etats-Unis.


Débarquée, je trouve le moyen de confondre l'adresse de l'hostel et celle de la gare routière et me perd donc quelques minutes avant de demander de l'aide à quelques compadres par SMS (thanks, bro) et de pouvoir me remettre en route. En chemin, je croise moult rassemblements pour la "Journée Internationale de la Femme". Vu qu'on est le 10, j'en déduis qu'il y a un petit problème de coordination entre l'Europe et l'Amérique... 

Bref, une fois installée, je peux découvrir les coins de Seattle que je ne connaissais guère, c'est à dire en gros le quartier chinois et le quartier historique autour de Pioneer Place.





Une vieille fascination d'enfant me pousse à traîner moult temps au musée de la ruée vers l'or du Klondike, dont Seattle fut un important port de départ. Les rêves de Yukon resurgissent l'espace d'un instant ; il y a vraiment quelque chose qui m'attire dans cette contrée arctique.





... J'ai pas cherché à comprendre ...




Une fois les rêves de Grand Nord laissés derrière moi (pour le moment...), j'erre un peu dans les rues de Seattle, je laisse mon regard se balader sur les buildings, sur les vitrines autour de moi, l'appareil photo à la main (à ce moment du voyage, ça ne me lasse pas encore).

"Revolution Library", je pensais tomber sur une vitrine anar ou un truc du style...





Et puis, après 50 jours d'abstinence, j'ai enfin pu m'abandonner à la nicotine ; une étrange sensation, presque du dégoût. Ca n'a pas duré longtemps, je vous rassure. 


L'errance a fini par me fatiguer et c'est exténuée que je rentre à l'hostel à 17 heures et m'endors sur la lettre que je rédige à mon parrain. Le lendemain, mon bus part à 13 heures, donc j'en profite pour flâner un peu en chemin après un réveil un peu trop matinal (le petit-déj' qui finit à 9 heures, ça devrait être interdit...).




Le look backpack me va tellement bien...

J'arrive à la station avec moult avance (genre plus d'une heure - ce que conseille la compagnie -) et non seulement ce n'était pas nécessaire, mais en plus j'ai ainsi l'occasion de me rendre compte qu'arriver en avance à une station Greyhound, c'est pas vraiment un truc qu'on a envie de faire. En effet, la seule autre personne présente dans le bâtiment est une toxicomane en pleine bagarre avec un distributeur automatique. Je décide donc d'aller patienter bien sagement dans le Starbucks le plus proche (pas téméraire, pour le moment).  Le voyage jusqu'à Portland se déroule sans encombre, si on zappe le gus affublé d'un tatouage représentant une croix gammé et de la paranoïa du chauffeur, persuadé que tout un chacun profite de la présence des toilettes dans le fond du bus pour aller s'y fumer un pétard. Il a même arrêté le bus pour aller vérifier et nous a précisé "Smoking is prohibited in this bus. Medicinal marijuana is not medicinal marijuana in this transportation". Bon, au moins ça annonce la couleur. A ce moment précis de mon voyage, je me dis que le bus est juste un mauvais moment à passer entre mes différentes étapes.

PS : J'ai abandonné le passé simple en chemin, je sais.

lundi 26 mars 2012

Kilomètre 1 : Vancouver, BC.

Ce matin-là, je m'éveillai après une courte nuit (l'impatience n'est pas le meilleur des somnifères...), pris mon sac et me rendit en bus jusqu'à la station de bus. Aucun problème jusqu'à la frontière, le bus est beaucoup moins ghetto que dans les descriptions qu'on pouvait lire sur Internet (sans parler du fait divers avec le mec qui s'est fait bouffer). Donc, passage de la frontière : je deviens une habituée. Sauf que là s'ajoute un facteur non négligeable : nous sommes alors le premier jour de Spring Break. Mais la cause du retard que nous accumulâmes à ce moment-là : vous n'êtes pas sans ignorer que Vancouver possède une population asiatique, et notamment chinoise, très importante. C'est donc un vent de panique qui souffla sur mes compadres de voyage lorsque la douanière lança l'improbable et pour le moins absurde : "Si vous avez des nouilles instantanées, veuillez les déclarer", et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis toutes les valises s'ouvrir d'un seul coup. Apparemment la nouille est le dernier truc en vogue à emmener avec soi en voyage puisque certains étaient même allés jusqu'à remplir leur valise uniquement avec des sachets de Yum-Yum crevette qui d'ailleurs me rappelèrent mes tendres jours néfastes à Paris où toute ma pitance venait de chez Tang Frères.

Après cet incident, nous pûmes reprendre tranquillement notre route et ce sans encombre jusqu'à Seattle.

vendredi 9 mars 2012

... et puis j'ai pas réussi à faire rentrer mon cerveau dans mon sac à dos.


Je m'étais fait un devoir de ne pas poster d'article de Kikoolol genre "hihihi J-3" et j'ai presque tenu ; mais maintenant que je pars dans à peine plus de 12 heures, que mon sac est prêt, que j'ai plus que de deux mails à envoyer et une version à faire, et bah je suis foutument dans l'état le plus bizarre du monde puisque c'est la première fois de ma vie que je finis un truc en avance... Et croyez-le ou non ya rien de plus angoissant et mon cerveau a d'ailleurs décider de se trisser en des contrées obscures.

jeudi 1 mars 2012

... et puis Manninagh et moi avons tenté de nous faire une soirée ciné normale...

C'était samedi soir dernier, les petits gremlins étaient chez leur grand-mère, Jonesie était déjà couché et Manninagh et moi nous apprêtions à ENFIN regarder Le Premier Jour du Reste de ta Vie que ladite Manninagh m'a signalé vouloir regarder il y a déjà de ça six mois. Histoire de continuer ma prodigieuse ascension (déjà plus de 7 kilos de pris depuis que je suis arrivée ici... OH YEAH), nous décidâmes d'organiser un festin mit malbouffe à l'honneur...

... Et c'est là que j'ai eu l'occasion de prendre ma revanche sur Manninagh quant à ses railleries sur le fait que le détecteur de fumée s'enclenche dès que j'entre en interaction avec le four/la gazinière. En effet, la donzelle nous mit tout d'abord des pizzas à chauffer... dont la moitié finit au fond du four après une magnifique fonte des dites pizza à travers la grille. J'entrepris alors d'aller nous chercher du coca et des bonbecs, parce que, hein, faut pas attiger non plus. Et quitte à être crade, autant taper dans l'American Size de ce que j'en dis.


En revenant du 7/11 je flairai une certaine odeur de brûlé depuis le bas de la rue : ma chère Manninagh venait de faire crâmer les popcorns version sévère. Genre, lorsque, par acquis de conscience, Manninagh les a aspergés d'eau, lesdits trucs ont émit un "PSCHHHHHHHHHHHHHHHT" qui n'a laissé plâner aucun doute sur leur état avancé de crâmage. Nous avons, suite à cette moultement passionnante aventure (que je conte principalement pour faire croire que Manninagh est aussi inepte que moi-même en cuisine), eu le droit à une cuisine aux odeurs des plus enivrantes. 


Voilà, cet article est à peu près aussi intéressant que ceux des gens qui postent la crotte de leur enfant dans l'escalier familial (véridique... Mon opinion sur le sujet est que de venir parent, ça rend fou. A moins que ce ne soit qu'il faut être fou pour vouloir être parent ; ça se tient aussi) mais au moins ça donne l'impression que je ne laisse pas ce blog à l'abandon.

PS : Message au gus ou à la gussette qui atterrit sur ce blog en tapant "Mes cernes me rendent fou" : sois fier de tes cernes, compadre, arbore-les avec fierté, car les cernes c'est la vie. A moins que tu ne veuilles signifier que lesdits cernes te rendent vraiment fou, genre entité autonome greffée à ton visage qui prend le contrôle de ton encéphale fréquemment... Auquel cas oui c'est flippant mais je doute que Google résolve ton problème, soit dit entre nous...


[Juste pour Pouik...]