mardi 27 septembre 2011

... et puis j'ai déclenché l'apocalypse.

Tout semblait normal au début. Je suis arrivée en fin d'après-midi, un mardi, à Vancouver, le soleil brillait, les papillons papillonnaient et les castors castorifiaient. Fidèle à moi-même j'avais oublié mon bagage cabine dans l'avion et m'en étais rendu compte une fois sur la passerelle. Le temps d'aller le récupérer, je suis sortie avec les handicapés (pas fous les goélands, ils avaient saisi à qui ils avaient à faire). Accueillie chaudement par Manninagh, qui ne se doutait pas encore qu'elle avait fait rentré le diable dans sa maison, j'étais persuadée d'avoir laissé mon potentiel destructeur à Paris.






Mais, comme il est écrit dans l'Apocalypse de Saint-Jean (un passage un peu plus underground que les autres) : "Quand il ouvrit le cinquième sceau, j'entendis la voix du cinquième être vivant qui disait : WOAW. Je regardai, et voici parut une licorne de toutes les couleurs du double arc-en-ciel du Saint-Père. Celle qui la montait se nommait l'Absurde, et gardait jalousement la raison de chaque homme croisant son chemin." Et malheureusement, il semble que je ne sois ni plus ni moins que ce cinquième cavalier de l'Apocalypse : en effet, j'aurais du tilter quand quelques jours après que j'ai commencé à faire tourner l'instrument de la Bête (alias mon iTouch) dans la voiture, Manninagh s'est mis à souffrir d'une rickrollite aigüe (symptômes : impossible de se sortir Never Gonna Give You Up de la tête). Puis très vite, tout s'est accéléré : le Canada a essayé de se défendre en faisant trembler la Terre début septembre, The Ding Dong Song, cantique de Belzébuth s'il en est, était sur les lèvres de toute la ville (par l'intermédiaire de Manninagh qui avait parlé du Malin à Pornstache à ses élèves), Jones s'est mis à danser sur de la musique irlandaise (ça tient de l'Exorciste cette histoire)...


Le meilleur exemple que j'ai à donner est ce dimanche après-midi où je devais me rendre en ville pour y rejoindre une jeune AuPair danoise qui m'avait ajoutée sur Facebook quelques temps auparavant. Je me suis donc rendu à mon arrêt de bus, déjà un peu en retard, et me mis à attendre le numéro 10 direction DownTown. Au bout d'un quart d'heure et alors que le bus n'était toujours pas arrivé, je vois se diriger vers moi un autocar affichant "Sorry, I'm not on service". Cela a eu le don de passablement m'énerver, jusqu'à ce que ce même bus s'arrête devant moi et ouvre ses portes. Je monte, me disant que ça doit être une erreur d'affichage, après tout il y a déjà des passagers dans ce bus. Là, le conducteur m'empêche de composter en me disant : "No, it's OK, you don't need to pay, I'm not on service and anyway I stole the bus". Pendant tout le voyage il a parlé dans le micro en disant des trucs du style "Votre commandant de bord vous souhaite la bienvenue, la température extérieure est de 23 degrés)". Je n'ai pas cherché à comprendre (règle de base si l'on se trouve dans une situation absurde) mais je me suis dit que quelque chose ne tournait plus très rond dans cette bonne vieille ville...


La Côte Ouest-Américaine attend désormais le Big One qui mettra fin à ses souffrances.


Absurdement, votre dévouée pangoline.

Vancouver, c'est DEGUEULASSE

Une des questions que l'on me pose le plus : Et Vancouver, c'est comment? Avant de vous parler de ses plages bucoliques, de ses écureuils, de la hauteur vertigineuse de ses tours, de ses Thrift Shops à foison, de sa sympathique tranquillité ou de ses camions de tournage, j'aimerais vous présenter une petite série de photos que j'ai intelligemment nommé, non pas le Orlando, mais "Les Vancouverites ont un sérieux problème phallique et font pousser toutes sortes de trucs encore plus malsains que le contenu du frigo d'Alia". Quoique c'est un peu long, donc si vous avez une meilleure idée...

Il aurait pas comme quelque chose à compenser? (dixit Shrek)

Ca me rappelle une histoire de Babak et de choux-fleur (comprend qui peut).

"Advil spécial enfant"...

Le doute vous est permis, mais il s'agit bien d'un extrait d'un album jeunesse.

On a retrouvé Willy!!

Ca se passe de commentaires.

Tiens, ça me rappelle... Ouais bon, on a compris.

Présomptueux.

...

Mais il y a plus sale, une création perverse qui me fait dire que les Vancouverites doivent être hautement placés dans le classement des gens les plus répugnants du monde : 
TADAAAAAAAAAA!


Ce sera tout pour ce soir, vous avez eu votre compte d'obscénités. Mais j'espère que ça donnera à tout un chacun l'envie de venir me passer l'accolade outre-atlantique (et promis je vous paierai une part de Méga Bite).

dimanche 25 septembre 2011

... et puis je suis allée sur les pas du Etienne Lantier local.

Qu'importe l'ordre chronologique, de toute façon j'ignore si j'aurais jamais le temps de rattraper ce mois d'excursion. Or donc, aujourd'hui... Direction le nord avec toute la famille. Destination : Britannia Mine Museum, à plus d'une heure de route. Sur le chemin, comme à mon habitude depuis que je suis ici, je contrôlais la musique (pas moyen d'être un tyran musical accompli en France, alors je me rattrape). Driving North listening to Neil Young and the Lumberjack song... This is Canada, bitches! (Autrement dit, pour les plus anglophobes d'entre nous et d'après Google Traduction : "Il s'agit du Canada, les chiennes!") A gauche, le chemin de fer, la mer puis les îles, à droite de gigantesques montagnes. On se serait cru dans un bouquin de Jack London.

Bref, après moult "Are we there yeeeeet?..." nous arrivâmes à bon port. Et en l'occurance, bon port, ça ressemblait à ça :


La photo que chaque personne visitant les lieux doit probablement prendre.

Oh, c'est... blanc...

F.U.C.K. YEAH.

Le lieu est donc construit sur les lieux d'une ancienne mine de cuivre, que nous sommes allés visiter. Nous, c'est-à-dire ma personne, Noah et Rocket. Et c'est là qu'on est passés de The Call of the Wild à Germinal. Ce fut bath.

Etienne, où es-tu?

"Tu sais, par ce tunnel tout sombre qui sent pas très bon" dixit Georges Abitbol.

Euh là j'ai rien à dire.

Suddenly... STAIRS.


Ma cabane au Canada...


Et maintenant, on passe à un autre pan de la littérature : Lucky Luke.

Honnêtement, ça a pas du être facile à l'école pour ce brave homme.

Si on devait résumer, je dirais que c'est une journée où j'ai appris que : les vieux messieurs très propres sur eux PEUVENT faire une blague salace durant une visite guidée où il y a des enfants, le Canada ne se limite pas seulement à Vancouver et à son agglomération et que TOUT enfant choisira un moment de crise (par exemple une autoroute qui n'en finit pas) pour lâcher un "I have to go pooooooooooooooo!" désespéré... Il est donc temps pour moi, à 1h42, d'aller me coucher et d’emmagasiner tout ce savoir. Amen.

samedi 24 septembre 2011

... et puis j'ai rencontré une famille assez bath.

Bon, tout d'abord, replaçons un petit peu l'intrigue : il était une fois une jeune pangoline déboussolée, débarquée dans une ville nommée Vancouver. Elle fut vite recueillie par une famille de gentils bretons qui vivaient dans une petite maison tout au Sud de la Ville.


La pangoline n'étant ni plus ni moins que ma personne, je vous rappelle, j'en vins vite, au contact de cette famille, à la conclusion suivante ; une famille, c'est comme une équipe Pokémon : chaque membre doit avoir sa particularité si tu veux espérer battre la Ligue. Voilà donc l'équipe que céans j'entraîne.


Noah
Niveau : 8 bientôt 9
Type : Oiseau
Meilleure attaque : "Tape-cul"
Faiblesse : Défaut d'attention. Connu également, par tout ceux qui ont déjà joué sans le badge nécessaire, sous le nom du syndrôme "fait un somne".
Description : Le Noah est un Pokémon très agile qui aime à caracoler à son gré. Son rêve est d'apprendre la CS vol et de devenir pilote. On le reconnaît au cri qu'il pousse quand il est courroucé, et que l'on pourrait transcrire ainsi : "Meumiiiitsnofèèèèèèr". 

L'attaque du "Ohhhh you touch my tralalala"




Rocket
Niveau : 6
Type : Combat 
Meilleure attaque : "Silence de mort"
Faiblesse : Le port de vêtement le paralyse
Description : Le Rocket est un Pokémon ayant la particularité de ne porter le zlip de rigueur qu'une fois son évolution effectuée. En attendant il gambade à travers champs, le matos au gré des vents pour intimider ses ennemis.

Paralysé par le port de la vêture




Jonesie
Niveau : 2
Type : Normal (??)
Meilleur attaque : "Travestissement"
Faiblesse : Paralysé devant son Pokémon rival, Aspirateur
Description : Jonesie est un Pokémon ayant la particularité de pouvoir être du sexe féminin ou masculin selon ses envies (ou celles de son dresseur). Sous sa forme masculine, le Jonesie est pourvu du tralalong qui inspira à ce cher Günther tant d'odes.

Transformation en Jonesie

L'instant buccolique

Avant d'entrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire l'étude anthropologique du Canadien dans son milieu naturel et la capacité de survie de la loutre de mer (c'est moi) échouée dans un environnement (plus ou moins) hostile, je vous propose quelque buccoliques paysages. Veuillez noter que certains furent pris aujourd'hui même, lors de ma rencontre avec l'équivalent du Voreux Vancouverite, Britannia Mine.

Vous êtes priez de vous fendre du "WOAW" de rigueur, merci.



I'm on a PLANE

Ce matin du 23 août 2011, vers 6 heures, j'étais entrain de papoter avec le jeune Loulou des bois après une nuit de folie à danser la gigue, à boire du café et à parler anarchisme (enfin, lui parlait, et j'hochais la tête d'un air désespéré) et je ne réalisais pas que 45 minutes plus tard, mon parrain m'emmènerait à Roissy pour un aller simple direction Vancouver, avec, dans le rôle des pom-poms girls agiteuses de mouchoirs d'adieu, Alister, Pouik et Sarah. Derniers adieux devant des employés des aéroports de Paris consternés et je me dirigeai vers mon lourd destin de jeune fille AuPair...

... Sauf que le chemin vers le lourd destin, ou plutôt vers MA place (à savoir, la 54A?... Tiens, point ne me souviens, pour une fois...) était barré par un spécimen bien connu par les ciellophiles de tous poils et de tous continents - Attention ce qui va suivre va contenir de la violence gratuite et totalement subjective, je vous aurais prévenus ... - : le connard de l'avion. Oui, le connard de l'avion est facilement reconnaissable au fait qu'il a souvent, en plus d'un manque de gêne et de respect des autres assez admirable, une vraie gueule insupportable qui donne envie, comme dirait Pouik, de lui faire caca sur la tête (note que ça doit être du à son potentiel irritogène : ça pourrait être Joe Anderson en boxer, la pulsion de haine dépasserait toutes les autres - que nous ne nommeront pas). Le premier spécimen de cette espèce foisonnante que je rencontrerai était donc un homme à la figure fort molle qui bloquait toute l'allée sans se soucier le moins du monde ni des quidams environnants souhaitant à l'occasion d'asseoir avant que l'avion décolle ni de leurs plainte (note qu'il était peut-être réellement sourd...). Bref, après cette péripétie moultement passionnante, je me suis installée, on a décollé et j'ai dormi en survolant l'Angleterre. Puis on est arrivé à Toronto.

En survolant ladite ville, j'eu la voix de mon cher prof de géo d'hypokhâgne, un certain Monsieur D. entrain de nous faire son cours sur pourquoi Los Angeles est une ville qui n'en est pas une. Il semblerait que Toronto non plus n'en soit pas une. En regardant fixement les suburbs qui s'étendaient à perte de vue (AH! AH! Soixante-douze quartiers tentant de former une ville!) un détail m'a frappée : pourquoi le Canadien est-il pourvu de la piscine extérieure? Je veux dire, certes l'été existe aussi dans ces contrées mais bon... A moins que l'hiver il ne la transforme en patinoire auquel cas le truc aurait un potentiel bathogène assez élevé. Bref, arrivée à Toronto, après moult péripéties (dont je ne me souviens plus, le peu que j'avais noté dans l'avion s'arrêtait au mec avec sa valise) me voilà à l'aéroport de Toronto. Et c'est là que je fais quelques découvertes : de 1, les canadiens devraient faire gaffe avec leurs traductions, parce qu'appeler des gâteaux "bites bouchées", ya plus vendeur. Ensuite, qu'est ce que c'est que ce bordel? Les taxes ne sont pas comprises dans les prix affichés! (j'ai appris à m'y faire depuis, mais à l'époque ça m'avait choqué...)

Et en fait ça me saoule de raconter la fin parce que c'est pas intéressant, donc voilà, au final je suis bien arrivée à Vancouver, même pas fatiguée (LIKE A BOSS). Donc je me contenterai de vous joindre une oeuvre de ma création, dessinée quelque part au-dessus du Dakota du Nord.