jeudi 19 janvier 2012

... et puis j'ai décidé de bouger mon séant.

C'est un étrange sentiment que de rentrer à la "maison" pour un temps aussi court que deux semaines. J'ai d'abord eu la bizarre sensation de n'être jamais partie. Paris n'avait pas changé, la bière et les amis y coulaient toujours autant à flot. Mais en même temps, à quoi ça rime d'être là pour seulement deux semaines? J'ai juste eu le temps de tomber malade à cause de la fatigue, de faire deux/trois conneries et il était déjà temps de rentrer.

C'est donc amorphe que je rentrai à Vancouver, sans pouvoir définir si cela me réjouissait ou me déprimait profondément. Je n'ai absolument rien fait la première semaine. Et puis de traînassement en traînassement j'ai fini par ouvrir On The Road de Jack Kerouac, offert par un clairvoyant ami parisien en l'honneur de la naissance du petit Jésus des champs. Je n'en suis pas rendue assez loin pour l'instant pour pouvoir donner un réel avis sur l'oeuvre, mais elle m'a néanmoins amenée à considérer quelque chose d'important : qu'en est-il, pour le Springbreak, de considérer l'alternative bus?

(ouais, j'ai beaucoup trop l'édition en français, honte sur moi...)

Grâce au merveilleux outil qu'est Internet, je suis vite tombée sur le site de la compagnie de bus Greyhound, qui opère dans toute l'Amérique et ai opté pour l'option "pass illimité" qui permet, comme son nom l'indique, d'utiliser tous les bus Greyhound de façon libre pendant 15 jours. Alleluia, me dis-je d'abord, je vais pouvoir descendre jusqu'à San Francisco.


 Je commençai donc à préparer un itinéraire aller-retour, avant de me rendre compte que cela m'obligeait à revenir sur mes pas pour le retour. Doooooonc, étant une demoiselle pleine de ressources (assurément), j'ai décidé de pousser jusqu'à New-Orleans (deuxième ville que je souhaite le plus visiter aux Etats-Unis, après San Francisco et avant New-York) et de rentrer en avion. Cela signifie donc couper par l'Arizona (Tombstone si possible mais vu l'amour des autochtones pour les transports en commun j'en doute, soudainement...) et le Texas. Dallas, en l’occurrence. Eine petite carte et je finis cet article que j'ai commencé il y a maintenant 2 semaines.



PS : excusez-moi pour les illustrations pour le moins lamentable, j'avais envie de jouer avec une palette graphique...

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