Mes doux compadres restés en France m'imaginent souvent au milieu du Québec mit moult mètres de neige autour de moi. J'ai beau tenter d'expliquer que NON, Vancouver ce n'est pas le Québec, que c'est un peu comme penser que Paris et Moscou c'est au même endroit, rien n'y fait. Je me suis donc résolue à faire semblant de vivre dans une glaciale contrée, alors que Vancouver est la ville la plus tempérée du Canada, au moins comme ça je n'ai pas à expliquer 50 fois la même chose. Et avant-hier soir, j'ai eu l'occasion d'affirmer mon appartenance au Grand Nord : emmitouflée dans l'anorak de Manninagh, je remontais Granville Street à pieds sur les 3 kilomètres qui séparent ma maisonnée de celle de ma camarade d'aupairage Ylva quand j'ai été surprise par de fortes chutes de neige qui ont continué tout le long de mon trajet. Petit à petit le paysage blanchissait tandis que le sourire le plus megustesque que j'ai en réserve se dessinait sur ma bobine partiellement gelée pour l'occasion. Je me balai ensuite à travers Queen Elizabeth Parc mit compadre suédoise et la manteau blanc alors revêtu par ledit Parc m'a réjouit au plus au point. J'ai eu l'occasion d'apprendre par la suite qu'en fait, la neige, quand on s'occupe de charmants gremlins, c'est aussi :
> Se faire réveiller à 6 heures du matin par des cris de liesse.
> Aller chercher, en pyjama, un bébé, tout autant en pyjama, parti se rouler dans la neige.
> Empêcher le même bébé de manger de la neige (l'enfant ayant un préférence pour celle qui a été prélablement piétinée...)
Mais whatever, c'est beaucoup trop bucolique (une fois de plus) et j'ai très envie de vous en faire profiter.
NOM NOM NOM
Kikoolols morveux dans la neige
PS : Je suis coupable de ne point avoir tenu à jour mon blog dans le dernier mois, mea culpa, je me rattrape dès que possible.
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