Naturellement, le Pomok n'arrête pas sa terrible ascension en si bon chemin. Petit à petit, dès les premiers jours d'octobre, d'étranges décorations commencent à fleurir dans toute la ville. Et parfois, ça peut faire vraiment peur.
Après ces premiers signes révélateurs, l'ombre du Pomok a commencé à planer au dessus de mon antre. En effet, profitant de mon absence due à mon week-end insulaire, les sournois larons qui composent ma maisonnée ont décidé d'aller choisir leur pumpkin à même le champs, action appelée communément "Pumpkin patch".
Bref, quand je suis rentrée, deux gros pomoks squattaient le devant de la maison et un bébé pomok, la table du salon. La porte d'entrée affichait pour l'occasion un squelette, dont la position tralalesque trahissait le génie de Noah.
Je devais bien me rendre à l'évidence : le pomok était désormais de rigueur dans la maison, et il me faudrait donc vivre avec. C'est alors que j'ai découvert que l'engouement vancouvérite pour le pumpkin menait à moult activités. Nous avons donc testé le train d'Halloween, à Stanley Park. Je vous laisserai donc le plaisir d'apprécier cette photo qui pour moi pourrait être proposée dans le Robert comme illustration à la définition de "contraste".
(si mes dents paraissent jaunes, mettez ça sur le compte du pomok...)
Mais Halloween, ce n'est pas seulement regarder des gugus se peler le cul dans Stanley park et gesticuler trente secondes avant d'attendre le train prochain, qui passera 10 minutes plus tard. Non, Halloween, c'est créatif! Bon, naturellement, tout artiste légumier pensera immédiatement au récurage de citrouille...
(et oui, récurer sa citrouille à temps, c'est tout un art, Zoe le voisin l'aura appris à ses dépends...)
... cependant vous pouvez également créer des gâteaux (la bouffe, toujours, toujours...) et les décorer mit moult glaçage à l'apparence tout-à-fait naturel...
Bon tout ceci est bien sympathique, mais comment s'est passé le jour même de la fête de la citrouille?...
Tout d'abord les enfants se sont déguisés. Et ça gèrait plutôt la fougère.
[Bon finalement, Rocket a abandonné son costume de Luigi pour se déguiser en... euh, on a toujours pas compris quoi]
Nous sommes donc parti trick-or-treater à 16 heures, et là, première surprise : avant d'aller racketter les voisins, les marmots vont d'abord racketter les magasins volontaires, qui affichent mit moult joie leur soutien à la quête calorique desdits marmots.
Les charmants gnomes, accompagnés du voisin, attendant que la bijoutière fasse sauter tous ses systèmes de sécurité pour obtenir leur friandise.
Et puis j'ai croisé V.
Et pour la deuxième partie, à savoir le trick-or-treating en maisonnées du voisinage, je ne pourrai pas vous en faire le résumé puisque mes compadres parisiens ont décidé ce soir-là de me skyper et que je passai la soirée à la maison à leur raconter moult conneries, interrompues par un défilé de jeunes racketteurs en haillons. Si vous passez par là, compadres, le geste fut fort apprécié (je le qualifierais même dans mes heures de haut lyrisme d'émouvant) même si j'aurais aimé être alors présente pour pouvoir bitch-slapper du cuisseau SM (Puyce, si tu m'entends...).
Voilà, et maintenant nous sommes le 3 novembre, Vancouver va bientôt passer dans sa folie naissance-du-petit-jésuïque, et moi j'ai peur d'approcher les pomoks en décomposition sur le pas de la porte...

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