Bref, ce matin là les signes étaient réunis : les guirlandes lumineuses brillaient dans la rue et charmaient les enfants et les compagnies électriques assurées dès lors de faire fortune, les tasses starbucks dans l'arbre de Noël me regardaient d'un air goguenard et Ylva, mon homologue suédoise, apparemment plus touchée par la féérie liée à la naissance du divin enfant que moi, avait posté des photos sur son blog de sa maison en pain d'épice. Il fallait que je me fasse à l'idée ; aujourd'hui était donc le jour où je devrai retrousser mes manches et accepter, l'espace d'un instant, d'être un des sbires de l'autre barbu rentrant par effraction chez les gens au moyen d'une cheminée la plupart du temps pour le moins inexistante... Mes doutes furent confirmés lorsque Manninagh, sur le départ pour un quelconque rendez-vous médical, me proposa, pour occuper nos gnômes préférés, de monter la maison en pain d'épice en kit qui traînait sur la table du salon (pour information, Ylva, elle, a fait elle-même la pâte, la découpe, et compagnie...). C'est alors que la part absurde de ma personne vit un moyen d'exprimer son génie et je me transformai dès lors en guerrière du glaçage et du n'importe quoi sur béton (ou "pain d'épice" selon la société qui fabrique les maisons en pain d'épice en kit).
Manninagh s'éclipsa alors, en me précisant au préalable que de toute façon, dans la famille, ladite maison en pain d'épice n'avait jamais réussie à être montée car soit elle se cassait la gueule soit les garçons la mangeaient avant qu'elle ne ressemble même à une maison...
Dès les premières difficultés, les gnomes quittèrent le navire, se réfugiant sur le canapé, et c'est seule que j'affrontai la tempête...
Les gnomes avaient apparemment mieux à faire... mais comptaient sur leur Mamok pour jouer les architectes.
(... du coup, j'ai mis ma touche perso...)
(... lentement mais sûrement, la table devient dégueulasse. On remarquera également que j'ai abandonné l'idée de maintenir la chose le temps que le glaçage durcisse... l'abandonnant ainsi à une mort aussi lente que certaine)
... lentement...
... lentement ...
... the end.
C'est alors que Jones se décida d'abandonner Morphée pour venir achever l'esprit de Noël incarné dans la pauvre maison de pain d'épice industrielle.
"Crève, chien de capitaliste!"
Je crois qu'à l'issue de cette journée, on peut dire que j'ai vaincu l'esprit de Noël. Et ce n'est pas plus mal, puisque, entre nous soit dit, cette fête ne sert à rien, vu qu'en général on la passe coincé à une table austère pendant deux, trois voir quatre heures sans même avoir le droit de se déhancher un minimum sur "I am a dirty monkey", une bibine à la main.
Hi Margot! Your post didn't make very much sense at all for me, google translates it so strange... But I love your gingerbread house! I have to admit, that I used the gluegun to put the pieces together, so I did kind of cheated... See you on sunday!
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