Oyez, compadres. Il est céans passé minuit, mais je me dois d'écrire cette brève de nuit maintenant tant le potentiel failesque de la petite aventure qui vient de m'arriver est grand. Bon, commençons par le commencement : en ce soir d'hui, j'avais donc rejoint cette chère Ylva pour une ballade nocturne dans le Downtown Vancouver. C'est Manninagh qui m'a déposée chez ladite camarade suédoise en me rappelant de prendre mes clefs (rappel tout à fait justifié quand on voit ma proportion à ne JAMAIS les prendre quand je pars en virée). Nous avons donc marché les cinq kilomètres qui séparent sa maison du centre-ville, en profitant pour passer sur le Granville Bridge, qui surplombe False Creek, et ainsi pour prendre des photos des grattes-ciel illuminés. Naturellement elles ne rendent rien vu que mon appareil était en mode nuit et que le pont a la très rassurante manie de bouger incroyablement dès qu'une voiture passe dessus (environ 4 fois par seconde...).
Bref, sympathique petite ballade, on s'est arrêtées pour boire un Starbucks (première erreur : prendre un thé glacé quand il fait 5° dehors... Mais pour moi, ça semblait assez logique : j'avais marché, j'avais soif, il me fallait un truc assez rafraichissant. Mouais.) et on a eu l'occasion de noter que Granville Street ne ressemble en rien à ce qu'elle peut être de jour quand moult biatchs clubbeuses l'envahissent et que moult mendiants y ont de sympathiques panneaux ("Tits and ass", "Spare coins for weed"...). Bref, passé onze heures, il fut temps pour nous, jeunes filles respectables (j'emmerde ceux qui se gaussent) de rentrer en nos pénates. Après avoir galéré pour trouver un bus nous nous quittâmes finalement. C'est en descendant du bus que les ennuis commencèrent : je fouille dans mon sac à la recherche de mes clefs. Où sont-elles, ces petites catins?... Je checke autour de mon cou (ouais parce que j'ai un truc beaucoup trop fashion pour les pendre autour de mon cou)... improbable parce que je les mets jamais autour de mondit cou. Toujours rien. Bon, me dis-je, j'ai du les laisser dans la voiture. Je checke (Manninagh, si tu passes par là : ferme ta voiture la nuit, ouh ouh, j'aurais pu te voler tes Starbucks cups (ou quelque soit le nom de ces espèces de gobelets biodégradables à 10%... D'ailleurs qu'est ce que le point d'être biodégradable à 10%?...)!). Rien. Bon. Manninagh est allée se coucher, la porte est verrouillée. Je suis OFFICIELLEMENT dans la merde. A tous les coups j'ai du les oublier au Starbucks, fuck that shit. Je fais le tour de la maison, essaie de trouver une fenêtre mal verrouillée, toujours rien. BON. Après avoir envisagé de dormir dans la voiture, je me décide à réveiller Manninagh (pardonne-moi, pardonne-moi, je sais combien tes heures de sommeil sans un Jonesie aggressif se font rares!). Je sonne, elle n'entend pas. J'essaie de cogner à la fenêtre de sa chambre, rien non plus. Bon finalement, c'est en l'appelant à travers la vite qu'elle se réveille et me fait entrer. Je m'excuse platement : promis dès demain j'irai au Starbucks. J'enlève mon cuir et m'aperçois que... les clefs avaient glissé dans mon dos. Et en plus je n'ai vraiment aucun souvenir de les avoir jamais mises autour de mon cou. Bref...
Pour conclure, on pourra dire que j'ai vraiment de la chance qu'elle veuille bien moi chez elle malgré mon handicap cérébral.

Pétasse. La prochaine fois je te laisserai dormir parmi lesdits gobelets biodégradables dans ladite voiture non-verrouillée. BYATCH! <3
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